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Soutien au Burkina Faso

Soutien au Burkina Faso

 

Le CIP a souhaité, en lieu et place du traditionnel cadeau de fin d'année et pour la deuxième année consécutive, partager son souci de "formation pour l'avenir" en apportant sa contribution à l'école de Gaanyéla, au Burkina Faso. Dans ce pays d'Afrique, les écoles ne sont pas nombreuses et dépendent en grande partie de l'action humanitaire. Les jeunes filles sont particulièrement touchées par l'analphabétisme. Le décalage entre la langue usuelle (avec plusieurs dialectes locaux de tradition orale) et la langue officielle (le français) comporte également son lot de difficultés.

 

Ce centre d'alphabétisation et de formation professionnelle aura bientôt quinze ans. C'est un établissement de formation qui s'adresse aux filles non scolarisées ou déscolarisées de 10 à 14 ans. Il est situé à l'est du Burkina Faso, dans la région de Fada N'gourma, au village de Gaanyéla. Il dispense des cycles de formation de quatre ans. Il s'organise autour de quatre axes: l'alphabétisation, le développement d'activités agropastorales, l'initiation à l'artisanat et l'éducation domestique.

 

L'alphabétisation concerne plusieurs niveaux, depuis l'initialisation à la formation complémentaire de base, jusqu'à l'apprentissage du français fondamental et fonctionnel. L'enseignement correspondant au niveau de l'école primaire suisse peut alors être mis en place.

Les activités agropastorales font l'objet de formations théoriques sur les techniques de maraîchage, sur l'embouche bovine et ovine, sur l'aviculture et la production agricole.

 

L'artisanat est abordé de manière pratique, pour une application future dans le cadre de l'environnement familial: teinture, tissage, couture et saponification.

 

L'éducation domestique vise à préparer les jeunes filles aux futures responsabilités sociales et aux activités génératrices de revenus telles que la transformation des produits agricoles par séchage de fruits, extraction d'huile d'arachide et de sésame.

 

La théorie est dispensée au centre à Gaanyéla et la pratique est proposée à la ferme voisine de Pingu. La construction d'une salle de théorie, de dortoirs pour les filles et de lieux d'hébergement des formateurs est en cours. A ce jour, trois cases ont été construites, dont celle du berger. Deux cases sont prévues pour les formateurs, ainsi qu'un restaurant-cantine et des douches. Une salle de théorie et quatre cases pour les filles sont aussi en projet. Le parc actuel des vaches sera séparé en deux par un couloir qui reliera les deux entrées déjà existantes, avec d'un côté des écuries et une grange pour le foin, de l'autre côté des enclos pour les moutons et chèvres.

La mise en place et le développement de ce programme se heurte à une difficulté majeure et récurrente: le manque d'eau.

 

Périodiquement la sécheresse réduit à néant les efforts du centre, sans parler des répercussions sur la population avoisinante qui perd alors courage en ce qui concerne la nécessité d'éduquer les filles plutôt que de les faire travailler dès leur plus jeune âge. Aussi, dès cette année, le soutien du CIP sera affecté à la réalisation d'un forage pour installer un puits dont la pompe sera actionnée à l'énergie solaire. Les moyens manquent encore mais la volonté de créer en termes de durabilité est bien présente.

 

Axer les efforts sur l'avenir, avec des objectifs bien définis: même si le contexte local peut paraître exotique, les moteurs du développement économique sont pour finir bien semblables à ceux que l'on peut identifier dans notre région. Ils reposent sur la volonté d'entreprendre et la mise en application de techniques modernes à bon escient. La formation en reste l'un des leviers fondamentaux, voire indispensables.

 

  
une classe de couture Photo de classe
     
 
Séchage de tomates Leçon de tissage