Jocelyn Etienne, photographies

Du 2 juin au 7 juillet 2017, les cimaises du CIP accueillent les photographies de Jocelyn Etienne. Originaire de Tramelan et résident en Asie depuis plus de 20 ans, ce dernier voyage depuis les années 80. La photographie est devenue son moyen d’expression. Au fil des images présentées, Jocelyn Etienne nous fait parcourir ses contrées de prédilection : la Birmanie et les Philippines pour cette exposition. Une série de portraits des enfants des rues de Manille ne laisse pas le spectateur insensible.

 

Dès les premiers voyages dans les années 80 jusqu’à ce jour, Jocelyn Etienne a toujours ressenti l’urgence de rapporter ses différentes rencontres et expériences de routard. C’est en traversant le Bosphore en direction de l’est de la Turquie, avec le Pakistan et l‘Inde en point de mire, que les premières photos apparaissent.

 

La photographie deviendra le moyen d’expression favori de Jocelyn Etienne, liant ses sentiments aux realités journalières se déroulant devant ses yeux. Le monochrome s’est imposé par la suite comme une évidence pour mettre en valeur ses multiples impressions. C’est bien l’Orient, l’Asie qui deviendront au fil du temps le centre du travail du photographe.

 

L’exposition compte plusieurs volets

Ce sont d’abord les temples de Birmanie, avec leur cohorte de jeunes moines bouddhistes : vision de paix et de sérénité dans les monastères éparpillés de Bagan ou aux alentours du lac Inle. Tout y est prétexte à la méditation, au voyage intérieur commun à une grande majorité de la population bouddhiste birmane.

 

Sous le titre « Ombres birmanes »,le photographe présente une série de photographies prises souvent d’une certaine hauteur en fin d’après-midi : projection de corps aplatis au sol, silhouettes noires s’allongeant sur le bitume.

 

Jocelyn Etienne nous emmène également à Manille, capitale des Philippines. Il suit les conducteurs de tricycle, dans cette ville figée par les embouteillages aux heures de pointe. Le tricycle se transforme souvent en chambre à coucher pour quelques heures après que le dernier client, tard dans la nuit, est arrivé à destination.

 

Mais c’est surtout le reportage sur les enfants des rues qui ne laissera pas insensible le spectateur, comme cette série de photos intitulée « Oubliés » : « Pris de sommeil les enfants se sont couchés là, à même le sol avec comme seul matelas les quelques cartons trouvés dans les poubelles du 7eleven voisin. Au milieu du trottoir, bercés par le bruit assourdissant des jeepneys, rien ne semble pouvoir les réveiller, si ce n’est la faim aux premières lueurs du soleil qui rappelle aux ventres vides la cruelle réalité »

 

C’est surtout par une série de portraits de rue, pris tant aux Philippines qu’en Birmanie que se termine l’exposition. Ces portraits – toujours avec une touche d’humour et d’humanité – montrent que la photographie peut aussi transmettre des émotions invisibles.


 

LU au VE du 8h00 à 20h00
SA et DI de 14h00 à 17h00
 

Vernissage le vendredi 2 juin à 18h00

 

 

 

 

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